07.10.2026
Par L'équipe Select Assurance

Combien de temps dure un malus auto ? Comprenez son évolution, la règle des deux ans et les effets d’une interruption d’assurance.
La durée du malus dépend de votre historique d’assurance et des accidents responsables. Pour savoir quand votre coefficient peut baisser, partez du relevé d’informations et de la période de référence de votre contrat.
Dans le régime habituel, un accident entièrement responsable augmente le coefficient de 25 %, contre 12,5 % pour une responsabilité partielle. Une année sans accident responsable le réduit de 5 %. Les règles comprennent des arrondis et des exceptions : utilisez le coefficient figurant sur votre relevé, pas une estimation de mémoire.
Après deux années consécutives sans sinistre responsable, le coefficient ne peut pas rester supérieur à 1 dans les conditions prévues par la clause réglementaire. Cela ne signifie pas que tout votre passé est effacé : l’historique des sinistres et le tarif du contrat sont des sujets distincts.
Ne comptez pas une période sans contrat comme une période d’assurance sans accident. Une interruption doit être examinée avec le nouvel assureur. Indiquez ses dates et les conditions d’usage du véhicule : il ne suffit pas d’attendre deux ans sans rouler pour annoncer un coefficient revenu à 1.
Comparez le coefficient avant et après renouvellement, les dates de la période examinée et les sinistres retenus. Si quelque chose paraît incohérent, demandez le détail du calcul par écrit. La prime peut évoluer pour d’autres raisons même lorsque le coefficient diminue.
À titre d’illustration, un coefficient de 1,25 réduit de 5 % donne 1,1875 avant application de l’arrondi réglementaire, soit 1,18. Cet exemple explique l’évolution du coefficient dans le régime habituel ; il ne calcule pas une facture complète. Il faut ensuite tenir compte de la période examinée et des règles particulières éventuellement applicables.
Pour contrôler votre situation, partez du coefficient officiel de l’année précédente et des sinistres retenus. N’additionnez pas simplement des pourcentages de hausse et de baisse : le calcul porte sur un coefficient successivement modifié.
La prime de référence, les garanties et d’autres éléments du contrat peuvent changer. Si votre coefficient baisse et votre facture augmente, demandez le détail des deux évolutions. Cela permet de distinguer une éventuelle erreur de calcul du malus d’un changement tarifaire sur un autre poste.
Demandez un relevé d’informations à jour et indiquez les périodes sans assurance. Changer de voiture ou d’assureur ne constitue pas un moyen de repartir arbitrairement avec un coefficient choisi. Si vous ne comprenez pas celui retenu dans le nouveau devis, demandez sa justification avant de signer.
Enfin, gardez les avis d’échéance successifs. Leur comparaison aide à suivre l’évolution réelle, à repérer une incohérence et à poser une question précise. Elle évite aussi de confondre le retour à un coefficient donné avec l’effacement de toutes les informations sur les anciens sinistres.
Le coefficient réglementaire dépend de la responsabilité retenue. Ne confondez pas une déclaration de sinistre avec un accident responsable.
Non. La réduction de 5 % concerne le coefficient ; la prime de référence, les garanties ou les taxes peuvent évoluer.
Le changement de véhicule ne permet pas d’effacer l’historique. Présentez votre relevé d’informations lors de la nouvelle demande.
Sur le relevé d’informations transmis par votre assureur. Demandez une version à jour si vous préparez un changement de contrat.
Sources consultées lors de la préparation de ce guide, le 1er octobre 2026.
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