01.11.2026
Par L'équipe Select Assurance

Responsabilité ou coefficient contestés : pièces à réunir, demande de correction et informations à transmettre au nouvel assureur sans masquer le sinistre.
Un malus apparaît alors que vous contestez votre responsabilité dans l’accident ? Avant de demander une nouvelle assurance, faites vérifier les éléments qui ont produit ce coefficient. La bonne démarche consiste à contester précisément l’erreur supposée et à informer le nouvel assureur du dossier en cours. Il ne faut ni effacer le sinistre du questionnaire ni annoncer comme acquis un bonus qui n’a pas été confirmé.
Une hausse de cotisation ne prouve d’ailleurs pas, à elle seule, une erreur de malus. Le tarif de référence, les garanties, les frais ou une autre majoration peuvent aussi évoluer. Commencez par identifier ce qui a changé sur les documents du contrat.
Votre assurance, en pratique
Découvrir notre assurance auto · Demander un devis adapté à votre situation
Trois situations appellent des vérifications différentes. La première concerne la responsabilité retenue pour l’accident. La deuxième porte sur l’application du coefficient à partir de cette responsabilité. La troisième concerne la reprise du coefficient par une nouvelle compagnie. Écrire simplement « mon assurance est trop chère » ne permet pas de traiter ces trois questions.
Comparez l’ancien avis d’échéance, le nouveau et le relevé d’information. Relevez le coefficient, la date d’effet, les sinistres mentionnés et leur qualification. Demandez le détail de calcul si l’évolution reste incompréhensible. Une augmentation de la prime avec un coefficient identique appelle une explication tarifaire, pas nécessairement une rectification du relevé.
Le mécanisme du bonus-malus prend en compte une période de référence et les sinistres responsables. Certains événements, comme un vol ou un bris de glace, ne produisent pas le même effet qu’un accident responsable. L’ABE distingue également le coefficient des autres surprimes. ABE Infoservice : comprendre le bonus-malus
Présentez chaque point litigieux avec une pièce qui permet de le vérifier. Pour une responsabilité contestée, joignez le constat, les photographies utiles, les témoignages disponibles et la décision reçue. Pour une erreur de reprise, joignez le relevé transmis au nouvel assureur et le document où figure le coefficient appliqué.
Organisez votre message autour de quatre informations : référence du contrat, date du sinistre, donnée contestée et correction demandée. Par exemple, demandez pourquoi un accident décrit comme non responsable dans un courrier a été repris comme responsable sur le relevé. Cette formulation appelle une réponse précise sans prétendre résoudre vous-même le litige.
Si plusieurs véhicules ou conducteurs sont concernés, séparez les dossiers. Un relevé concernant une ancienne voiture ne doit pas être présenté comme celui d’un autre contrat. Vérifiez également les noms, les immatriculations et les références : une simple erreur d’affectation peut brouiller toute la discussion.
Un sinistre contesté reste un événement à mentionner lorsque le questionnaire le demande. Indiquez sa date, sa nature et l’état de la discussion. Transmettez le dernier relevé disponible accompagné des éléments contradictoires, plutôt qu’un document modifié par vos soins.
Demandez au professionnel quelle donnée il retient provisoirement et à quelles conditions l’offre pourrait être révisée. Une correction future ne garantit pas automatiquement le remboursement d’une différence de cotisation : le traitement dépend du dossier, du contrat et de la réponse obtenue. Faites préciser les suites par écrit.
Il faut aussi déclarer les accidents récents qui ne figurent pas encore sur le relevé. Celui-ci décrit une situation à sa date d’édition ; il ne remplace pas les réponses au questionnaire sur la période suivante. Cette transparence protège la cohérence de la nouvelle proposition. ABE Infoservice : comprendre le bonus-malus
Imaginons un conducteur dont le coefficient reste à 0,80 mais dont la cotisation augmente. Il pense avoir reçu un malus. La comparaison des deux avis montre pourtant un coefficient inchangé ; il demande alors une explication sur la prime de référence et les garanties. La démarche utile est différente de celle d’un conducteur dont le relevé indique à tort un sinistre responsable.
Dans un second cas fictif, un courrier annonce une responsabilité nulle tandis que le relevé mentionne une responsabilité totale. Le conducteur transmet les deux pièces, demande une vérification et avertit le courtier consulté pour sa nouvelle assurance. Il n’annonce pas que l’erreur est corrigée avant d’avoir reçu un document rectifié.
Ces exemples ne préjugent pas d’une décision réelle. Ils montrent pourquoi le dossier doit contenir les preuves et la réponse du professionnel, et pas seulement votre estimation du coefficient attendu.
Utilisez le service réclamation identifié dans les documents contractuels. Conservez la réclamation datée, son accusé de réception et les réponses. Les voies de médiation et leurs conditions sont indiquées dans le contrat et sur la fiche officielle relative aux litiges avec un assureur. Service-Public : litige avec son assureur
Cette contestation ne suspend pas, à elle seule, vos obligations de paiement. Ne créez pas un impayé pour tenter de forcer la correction. Demandez une explication sur les sommes dues et, si une régularisation est reconnue, sur la manière dont elle apparaîtra dans votre dossier.
Avant de changer d’assurance, vérifiez enfin la date de fin de l’ancien contrat et la prise d’effet du nouveau. Une démarche de réclamation peut continuer pendant la recherche d’une couverture, mais elle ne constitue pas une garantie provisoire.
Non. Demandez une version rectifiée à l’assureur. Vous pouvez joindre une note explicative, clairement présentée comme votre commentaire, sans transformer le document d’origine.
Il doit examiner les informations pertinentes selon les règles applicables. Votre propre estimation n’est pas une décision de rectification ; transmettez les justificatifs et demandez une réponse écrite.
Non. Le coefficient est une composante du prix. Le véhicule, l’usage, les garanties et le tarif de référence peuvent changer d’une offre à l’autre.
Select Assurance vous accompagne en ligne et par téléphone, partout en France. Consultez notre assurance auto et présentez votre situation pour une étude personnalisée. Les garanties et l’acceptation dépendent de l’examen du dossier et des conditions proposées.
Pour compléter votre lecture : Relevé d’informations auto : comment l’obtenir ?.
Sources consultées le 1er novembre 2026. Illustration créée pour ce guide ; elle ne représente pas un client ou un sinistre réel. Les exemples, lorsqu’ils sont présentés, sont fictifs.
Expliquez-nous votre parcours. Un conseiller étudie votre demande et vous accompagne dans la recherche d’une couverture adaptée.
Obtenir mon devis gratuit