07.10.2026
Par L'équipe Select Assurance

Malus, surprime ou résiliation après une alcoolémie : comprenez les différences pour lire la décision de l’assureur et comparer un devis.
Après une alcoolémie, le malus, la majoration de cotisation et la résiliation ne sont pas synonymes. Comprendre ces trois mécanismes aide à lire la décision de l’assureur et à comparer une nouvelle proposition sans mélanger les causes.
Le coefficient de réduction-majoration dépend notamment des sinistres responsables dans son champ d’application. Un contrôle positif sans accident ne constitue pas, à lui seul, un accident responsable. Utilisez le coefficient du relevé d’informations : ne calculez pas un malus à partir du seul nombre de points retirés du permis.
L’assureur peut tenir compte d’un antécédent ou d’un retrait de permis dans le cadre applicable. Le montant payé dépend également de la prime de référence, du véhicule et des garanties. Une hausse de facture ne permet donc pas d’identifier automatiquement un nouveau coefficient. Demandez la ventilation ou l’explication des éléments qui ont changé.
Une notification de résiliation doit être examinée pour son motif et sa date d’effet. Le paiement d’une cotisation majorée et la recherche d’un nouveau contrat sont deux situations différentes. Si vous contestez la décision, conservez les échanges et utilisez le service réclamations ; ne supposez pas que la contestation prolonge automatiquement les garanties.
Comparez des garanties et des franchises équivalentes, le coût annuel et les frais éventuels. Signalez exactement l’antécédent et joignez les documents demandés. Vérifiez aussi la protection du conducteur : la responsabilité civile obligatoire ne remplace pas toutes les garanties susceptibles de vous protéger personnellement.
Le relevé d’informations permet de contrôler le coefficient bonus-malus et les sinistres enregistrés. L’avis d’échéance ou l’avenant décrit le prix demandé et les modifications du contrat. Enfin, une lettre de résiliation annonce la fin de la relation contractuelle et sa date. Chercher toutes les réponses dans un seul de ces documents conduit souvent à confondre les mécanismes.
Par exemple, un conducteur peut constater une augmentation de cotisation sans nouveau sinistre responsable. Il doit alors demander le détail de la variation, plutôt que conclure que son coefficient a nécessairement augmenté. À l’inverse, une baisse du coefficient ne suffit pas à garantir une diminution identique du total à payer.
Si la nouvelle échéance vous paraît trop élevée, contactez l’assureur avant de bloquer un prélèvement. Contester un tarif, rechercher un autre contrat et régler les sommes dues sont des démarches distinctes. Laisser volontairement un paiement échouer n’est pas une manière de changer proprement d’assurance et peut ajouter un motif de résiliation au dossier.
Demandez quelle part de la proposition tient au véhicule, aux garanties, au coefficient et aux conditions appliquées à votre profil. Tous les assureurs ne présentent pas leur calcul de la même manière, mais vous pouvez comparer le total annuel, les franchises et les exclusions. Gardez une copie du devis retenu et du contrat final : si les conditions diffèrent, faites préciser pourquoi avant la souscription. Cette méthode aide à comprendre le prix sans promettre qu’une majoration disparaîtra à une date universelle.
Pas automatiquement : il faut distinguer l’infraction des règles de bonus-malus liées aux sinistres.
Non. Une hausse tarifaire ne constitue pas en elle-même une fin de contrat.
Non. Répondez aux questions du nouvel assureur sur l’historique demandé.
Non. La prime de référence, les garanties et d’autres éléments influencent la cotisation.
Sources consultées lors de la préparation de ce guide, le 1er octobre 2026.
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